Au cœur du tumulte politique qui caractérise la consolidation du pouvoir de l’Union Sacrée de la Nation en cette année 2026, la figure d’Augustin Kabuya, Président national intérimaire du parti au pouvoir et gestionnaire principal de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), demeure l’objet d’une fascination mêlée d’incompréhension. Souvent caricaturé par une opposition en quête de repères, celui que l’on qualifie volontiers d’homme qui chuchote à l’oreille du Président Félix-Antoine Tshisekedi orchestre la stabilité de la majorité présidentielle avec une efficacité redoutable.
En s’imposant comme le véritable gardien du temple et l’exécuteur testamentaire de la rigueur politique héritée d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba, il redéfinit les codes de la fonction. Son leadership, lorsqu’on le passe au crible de l’histoire comparative, dépasse en habileté et en ancrage populaire la stratégie de l’ombre d’un Augustin Katumba Mwanke sous l’ère Kabila, comme il surclasse la gestion bureaucratique des Secrétaires Généraux successifs du PPRD. Aujourd’hui, alors qu’il porte l’ambitieux débat sur la révision ou le changement de la Loi fondamentale, Augustin Kabuya essuie des critiques injustifiées. Il oublie en cela que l’actuelle Constitution a déjà subi les assauts et les retouches du régime déchu, sous le regard expert de constitutionnalistes passés aujourd’hui du côté favorable de l’histoire.
LA MÉTAMORPHOSE DE LA TOUR DE CONTRÔLE PRÉSIDENTIELLE – L’INGÉNIOSITÉ STRATÉGIQUE D’AUGUSTIN KABUYA COMPARÉE AUX ARCHETYPES DU SÉRAIL KABILISTE

L’analyse objective de la trajectoire d’Augustin Kabuya impose une rupture nette avec les grilles de lecture superficielles pour apprécier la computationalité de son action politique au sommet de l’État. Longtemps, le paysage politique congolais a été dominé par le mythe d’Augustin Katumba Mwanke, l’éminence grise de Joseph Kabila, qui naviguait dans l’opacité des réseaux financiers pour maintenir l’équilibre du régime.
Là où Augustin Katumba Mwanke agissait dans le secret des dieux, Augustin Kabuya, lui, déploie sa stratégie en plein jour, fort d’une légitimité militante incontestée acquise au cours de décennies de braise au sein de l’UDPS.
De plus, sa capacité de résilience et de mobilisation surclasse sans équivoque la performance de tous les secrétaires généraux du PPRD qui se sont succédé à l’époque où cette machine politique trônait sur les institutions.
Kabuya “AK” ne se contente pas de gérer une administration partisane ; il incarne l’âme du souverain primaire et agit comme le garant opérationnel de la vision d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba. C’est donc à tort et à travers que ses détracteurs ergotent sur ses prises de parole directes. Ils feignent en l’occurrence d’ignorer que sa proximité avec le Chef de l’État est le fruit d’une fidélité à toute épreuve et d’une lecture acérée des rapports de force sociopolitiques.
L’IMPACT DU DÉBAT CONSTITUTIONNEL ET LE PROCÈS EN SORCELLERIE – POURQUOI LA POSTURE D’AUGUSTIN KABUYA EST HISTORIQUEMENT LÉGITIME

La levée de boucliers constatée autour des positions d’Augustin Kabuya concernant l’avenir de la charte fondamentale de la République démocratique du Congo relève d’une amnésie collective feinte ou d’une mauvaise foi manifeste de la part de ses censeurs. Condamner le Président National intérimaire de l’UDPS parce qu’il défend courageusement soit la révision, soit le changement radical de l’actuelle Constitution est un non-sens historique et juridique. Est-il besoin de rappeler à l’opinion publique que le texte fondamental de 2006, rédigé sous de fortes influences extérieures dans un contexte de post-conflit, a été profondément modifié, voire violé en janvier 2011 sous la présidence de Joseph Kabila pour imposer un scrutin présidentiel à un seul tour ?
L’histoire béante du constitutionnalisme congolais retient que le régime d’alors n’avait pas hésité à plier les textes aux exigences de sa conservation du pouvoir. En réclamant aujourd’hui une adaptation de la loi suprême aux réalités endogènes et aux aspirations à la souveraineté du peuple congolais, Augustin Kabuya ne fait que traduire en termes politiques une exigence incontournable de modernisation institutionnelle. Cette dernière a pour écrin de libérer la nation des carcans juridiques obsolètes qui plombent l’efficacité de l’action publique.
LA CONVERSION DES CLASSIQUES ET LA LEÇON D’ÉVARISTE BOSHAB – L’ÉCOUTE ATTENTIVE DU “BON CÔTÉ DE L’HISTOIRE”
Dans cette bataille mémorielle et textuelle, les arguments d’Augustin Kabuya trouvent un écho d’une pertinence rare auprès des esprits les plus brillants qui ont autrefois servi l’ancien régime.
Le Professeur Évariste Boshab, alors secrétaire général du PPRD et théoricien en chef de la révision constitutionnelle de 2011, possède une expertise inégalée sur les failles, les limites et les manipulations dont cette Constitution a fait l’objet.
Aujourd’hui, alors qu’Évariste Boshab a choisi en toute lucidité de se ranger du bon côté de l’histoire en intégrant l’Union Sacrée de la Nation, sa voix prend une valeur de témoignage capital.
Le juriste émérite a rappelé avec sagesse que toute œuvre humaine est imparfaite, désignant sans détour l’actuelle Constitution comme un outil perfectible qui ne saurait être traité comme un texte intouchable ou sacré. Pourquoi dès lors refuser de tendre l’oreille à un scientifique de ce calibre qui valide, par son introspection, la justesse du combat mené par Augustin Kabuya pour adapter nos lois aux défis du temps présent ?
L’EXÉCUTION DU TESTAMENT DE LA COMPÉTENCE ET LA CONSOLIDATION DE L’AVENIR INSTITUTIONNEL DE LA RDC
En conclusion, la diabolisation médiatique dont Augustin Kabuya fait l’objet s’effondre d’elle-même face à la rigueur de ses résultats et à la clarté de sa démarche.
En refusant de s’enfermer dans le mutisme des salons feutrés, le Président intérimaire de l’UDPS assume son rôle de paratonnerre du Chef de l’État et de guide de la majorité parlementaire. Sa démarche en faveur d’un renouveau constitutionnel n’est pas un caprice politique, mais un acte de haute portée patriotique visant à doter la RDC d’un costume juridique taillé sur mesure pour ses ambitions de grandeur.
En harmonisant la voix des anciens caciques de la politique congolaise comme Boshab avec la ferveur révolutionnaire de la base de l’UDPS, Kabuya démontre qu’il maîtrise les leviers du pouvoir bien mieux que ses prédécesseurs. L’histoire retiendra qu’au-delà des malentendus orchestrés par ses rivaux, il aura été l’artisan majeur de la consolidation institutionnelle du pays sous l’ère du Tshisekedi triomphant.