Partage, encouragement et action : le retour de Christian Mukutia s’inscrit dans une dynamique de proximité et d’engagement aux côtés d’une jeunesse kinoise en quête de repères, d’opportunités et de perspectives d’avenir.
“De retour au pays après un séjour à l’étranger, Christian Mukutia, président national du Regroupement des Patriotes (REPA), a renoué avec Kinshasa par ce qui semble constituer l’un des marqueurs de son engagement : la proximité avec les différentes composantes de la société.
Installé dans son bureau de la commune de la Gombe, il a rouvert son registre de rendez-vous et commencé à recevoir, les unes après les autres, les différentes catégories de personnes qui avaient sollicité un échange avec lui à distance.
Et, fait particulièrement significatif, la jeunesse kinoise a figuré parmi les premières à franchir les portes de son bureau.
Une séquence qui s’inscrit dans la continuité d’un engagement déjà documenté du REPA en faveur de l’encadrement et de l’occupation de la jeunesse à Kinshasa.”
LA JEUNESSE KINOISE, PREMIÈRE À FRANCHIR LES PORTES DU BUREAU
Dans une ville où la jeunesse représente à la fois une formidable réserve d’énergie, de créativité et d’initiatives, et une catégorie confrontée quotidiennement aux difficultés d’accès aux ressources et aux opportunités. Le choix de recevoir prioritairement de jeunes Kinois confère à cette rencontre une portée particulière. Selon les éléments parvenus à notre rédaction, plusieurs jeunes ont ainsi été reçus par Christian Mukutia, dans le cadre d’échanges placés sous le signe de l’écoute, de l’encouragement et de l’accompagnement.
L’un d’entre eux, visiblement marqué par l’attention reçue, n’a pas réussi à dissimuler son émotion.
Devant les journalistes présents sur place, il a laissé éclater sa reconnaissance, allant jusqu’à présenter l’enveloppe qu’il venait de recevoir des mains du président du REPA.
Au-delà de la valeur matérielle de ce geste, le jeune bénéficiaire y a surtout vu un encouragement à poursuivre son activité et à croire davantage en ses propres capacités. Dans son récit, cette aide s’inscrit dans une démarche plus large d’accompagnement des jeunes dans leurs initiatives, notamment dans l’entrepreneuriat et les activités du secteur informel, qui constituent, pour une grande partie de la jeunesse kinoise, un espace concret d’expression économique et de débrouillardise.
“MARIONNETTE YA NZAMBE” – QUAND LA RECONNAISSANCE SE TRANSFORME EN LEÇON DE VIE
C’est cependant une question de Christian Mukutia qui aurait donné à la scène toute sa profondeur.
En responsable soucieux de comprendre l’utilisation de l’aide accordée, il a demandé aux jeunes bénéficiaires ce qu’ils comptaient faire de l’argent reçu. Une interrogation basique en apparence, mais qui traduit une conception particulière de l’accompagnement : donner ne suffit pas ; il faut aussi encourager celui qui reçoit à transformer le soutien obtenu en point de départ d’une activité durable.
La réponse d’un des jeunes a alors retenu l’attention.
S’adressant à Christian Mukutia, surnommé affectueusement “Marionnette ya Nzambe”, le jeune a lancé cette formule en lingala : “Vieux ba lakisaka mutu ndenge ya koluka mbongo, kasi ndenge ya kolia yango te.”
Une manière imagée de dire que celui qui aide peut montrer comment trouver les moyens de subsistance, mais qu’il appartient ensuite à celui qui les reçoit d’en faire un usage judicieux.
Derrière cette expression populaire se dessine une véritable philosophie de l’autonomisation. En effet, l’aide n’aurait de sens que lorsqu’elle permet à son bénéficiaire de se mettre debout, de travailler, de produire et, à terme, de devenir lui-même capable d’aider quelqu’un d’autre.
Le jeune a ainsi expliqué, dans le sens de son propos, que Christian Mukutia ne lui aurait pas donné le poisson, mais qu’il l’aurait également encouragé à apprendre à pêcher.
Quant à la manière de consommer ce poisson et d’en tirer profit, elle relèverait désormais de sa propre responsabilité.
Cette réponse a particulièrement marqué l’assistance et a laissé Christian Mukutia momentanément sans réaction. Son silence pouvait également être interprété comme une expression de satisfaction face à une jeunesse qui ne se contente pas de recevoir, mais qui souhaite transformer le soutien reçu en moyen de progression.
DE L’AIDE PONCTUELLE À UNE CULTURE DE L’AUTONOMIE
L’épisode de la rencontre entre Christian Mukutia et les jeunes Kinois met ainsi en lumière une question plus vaste : celle de la manière dont les initiatives individuelles peuvent être soutenues dans un environnement où une grande quantité de jeunes doivent créer eux-mêmes leurs opportunités.
Dans cette perspective, l’accompagnement financier, lorsqu’il est associé à l’encouragement, au conseil et à la responsabilisation, peut être présenté non seulement comme un geste de solidarité, mais également comme un investissement dans la capacité d’agir des bénéficiaires.
Le secteur informel, l’entrepreneuriat de proximité, les commerces de taille réduite, les métiers indépendants et les initiatives individuelles constituent précisément des espaces dans lesquels une partie de la jeunesse kinoise tente quotidiennement de construire son avenir.
Le geste rapporté lors de cette rencontre prend donc une dimension qui dépasse le seul bénéficiaire. Il renvoie à l’idée selon laquelle un jeune soutenu aujourd’hui pourrait, demain, devenir à son tour un acteur économique capable d’employer, de former ou d’accompagner d’autres jeunes.
Cette logique explique aussi la portée symbolique de la réponse du jeune bénéficiaire.
En substance, il ne s’est pas présenté comme un simple récipiendaire d’une assistance. Cependant, comme quelqu’un qui entend assumer la responsabilité de ce qu’il vient tout juste de recevoir.
La véritable réussite d’un accompagnement ne résiderait donc pas uniquement dans la remise d’une enveloppe, mais dans la capacité de son bénéficiaire à convertir cette opportunité en activité, puis cette activité en autonomie.
APRÈS LES JEUNES, LE “REPA” ET LES CATÉGORIES VULNÉRABLES
La séquence consacrée à la jeunesse ne constitue toutefois que la première étape d’un calendrier de rencontres beaucoup plus large. D’après le service protocolaire de Christian Mukutia, les prochaines catégories appelées à être reçues comprennent notamment les membres du Regroupement des Patriotes (REPA), organisation particulièrement chère au président national, avant que le programme ne s’ouvre à d’autres catégories sociales.
Les veuves et plusieurs personnes considérées comme vulnérables sont notamment annoncées parmi les prochains bénéficiaires de ces rencontres.
Sont également évoquées les personnes à mobilité réduite, les individus aveugles ainsi que les enfants vivant sans domicile stable, désignés dans le langage courant comme des “enfants de la rue”. Cette programmation donne à l’initiative une dimension sociale plus large, en faisant de la proximité avec différentes composantes de la population l’un des axes annoncés de cette reprise d’activités.
CHRISTIAN MUKUTIA, ENTRE PROXIMITÉ ET ACTION SOCIALE
À travers cette série de rencontres, Christian Mukutia entend ainsi, selon les éléments communiqués, maintenir un contact direct avec les différentes catégories de la société, en particulier celles qui sollicitent de l’écoute, de l’accompagnement ou du soutien.
Son retour à Kinshasa ne se serait donc pas limité à une reprise des activités administratives. En effet, il a été immédiatement suivi d’une démarche de proximité, matérialisée par l’ouverture de son agenda aux groupes et personnes qui avaient exprimé le souhait de le rencontrer.
Cette démarche fait écho à une orientation déjà associée au “REPA” dans ses activités publiques antérieures. En 2015, Radio Okapi rapportait notamment que l’association s’impliquait dans des travaux d’assainissement à Kinshasa et que Christian Mukutia présentait alors l’encadrement et l’occupation de la jeunesse comme une préoccupation de la structure.
Dans le contexte actuel, la rencontre avec les jeunes du 18 septembre 2026 apparaît ainsi comme une nouvelle illustration, selon le récit fourni, de cette volonté de proximité avec la jeunesse.
Elle donne également à voir une approche dans laquelle le soutien matériel cherche à être associé à une exigence de responsabilité personnelle.
UNE IMAGE QUI RESTE – LE POISSON, LA CANNE À PÊCHE ET LA TRANSMISSION
Au-delà des enveloppes distribuées et des personnes reçues, c’est finalement une image qui pourrait rester de cette journée : celle du poisson et de la canne à pêche.
Le premier symbolise l’aide immédiate ; le second, la capacité à devenir autonome. Entre les deux se trouve toute la différence entre assister ponctuellement une personne et contribuer à lui donner les moyens de construire durablement son parcours.
La déclaration du jeune bénéficiaire, avec son langage populaire et sa spontanéité kinoise, aura ainsi donné à la rencontre une tonalité particulière.
Elle résume, à sa manière, une attente profonde d’une partie de la jeunesse : être soutenue sans être infantilisée, encouragée sans être maintenue dans la dépendance, et accompagnée pour pouvoir, à son tour, devenir utile à sa communauté.
C’est peut-être là que réside la portée symbolique de cette séquence : l’aide reçue n’est pas présentée comme une fin, mais comme un commencement.
Lorsque celui qui reçoit affirme vouloir faire fructifier ce qu’il a obtenu, puis en faire bénéficier d’autres à son tour, le geste individuel acquiert une dimension collective.
TOUCHER LE “CŒUR DE DIEU” PAR LE SERVICE DES AUTRES
Pour les proches de Christian Mukutia, cette démarche s’inscrit enfin dans une vision où la solidarité envers les jeunes, les veuves et les personnes vulnérables constitue une forme d’engagement humain et social.
L’expression selon laquelle il chercherait ainsi à toucher le “cœur de Dieu” pour gagner les bénédictions relève de cette lecture spirituelle de l’action sociale. Celle-ci consiste à faire du bien à autrui, à soutenir celui qui traverse des difficultés et à contribuer à redonner espoir à ceux qui en ont besoin.
La suite du programme permettra de voir comment cette dynamique se poursuivra auprès des autres catégories annoncées.
Mais, dès cette première séquence, le message porté par les jeunes reçus paraît limpide. Lorsqu’une main se tend, la véritable reconnaissance consiste aussi à transformer l’aide reçue en force de travail, en initiative et, demain, en nouvelle main tendue vers quelqu’un d’autre.
Ainsi, dans la chaleur humaine de ce rendez-vous à la Gombe, Christian Mukutia et la jeunesse kinoise auront offert une scène où solidarité, responsabilité et espoir se sont rencontrés autour d’un même impératif. Ce dernier consistait à faire de chaque opportunité reçue une raison supplémentaire de se relever et d’avancer.