JUNIOR MBOSO KAZADI, LE CRI DE LA CONSCIENCE QUI FAIT TREMBLER LES MURS DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE
La démission d’un officier supérieur d’une institution d’État est un événement rare et, de fait, une prise de position courageuse qui mérite d’être commentée.
Le dimanche 24 août 2025, un souffle de révolte morale a balayé les couloirs de la Police nationale congolaise (PNC), porté par la voix de Junior Mboso Kazadi, un commissaire principal qui n’est autre que le fils du deuxième vice-Président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso.
Son départ n’est pas motivé par une retraite anticipée ou une simple lassitude, mais par un acte de conscience retentissant, diffusé sur les médias traditionnels et les réseaux sociaux.
C’est le choc d’une vidéo où l’on voit un homme, mû par une profonde conviction, choisir de briser le silence et l’omerta pour dénoncer publiquement ce qu’il perçoit comme un mal systémique. Cette démission, hautement symbolique, est une remise en question de l’intérieur, une fissure dans le mur de l’institution, et elle a, sans aucun doute, le potentiel de provoquer un séisme au sein de la hiérarchie policière et au-delà.
LA DÉNONCIATION D’UN “GÉNOCIDE” SILENCIEUX – QUAND LA PROTECTION DES CRIMINELS DEVIENT UN SYSTÈME
Les mots de Junior Mboso Kazadi résonnent comme un acte d’accusation puissant.
Il a choisi de ne pas murmurer ses frustrations en privé, mais de les crier sur la place publique.
Le commissaire n’a pas hésité à affirmer que “les criminels sont aujourd’hui en puissance à Kinshasa, protégés par la Police”.
Cette déclaration n’est pas une simple critique de l’insécurité ; elle est l’incrimination directe d’une complicité, d’un système qui non seulement faillit à sa mission de protéger, mais qui s’allie activement avec ceux qu’il est censé combattre. C’est un courage audacieux de la part de cet officier que de refuser de “participer à ce qu’il appelle un génocide”, soulignant l’ampleur de la trahison institutionnelle qu’il a perçue.
Ces accusations ne se contentent pas de cibler des cas isolés, elles visent directement la hiérarchie policière, qu’il accuse de saboter délibérément la lutte contre l’insécurité urbaine.
UN COURAGE PATRIOTIQUE QUI MET LA NATION FACE À SES CONTRADICTIONS
En démissionnant, le commissaire Mboso Kazadi a fait plus que quitter son poste.
Il a posé un acte de patriotisme et de bravoure qui défie la culture de la non-dénonciation et de la soumission.
Dans un contexte où l’on a souvent entendu dire que la démission n’est pas le propre des Congolais, son geste est un puissant contre-exemple. Il s’est retiré de ce qu’il considérait comme une corruption systémique, préférant retourner à la vie civile et se “concentrer sur autre chose” plutôt que de rester complice.
Son action est un signal d’alarme pour l’ensemble de la nation, un appel à une introspection collective sur l’intégrité de ses institutions. Son départ, loin de représenter un échec, est un acte de dignité qui force la société à regarder en face ses contradictions.
Le sacrifice personnel de Junior Mboso Kazadi, qui a choisi de s’exposer en public pour le bien commun, l’érige en digne fils du pays et un exemple à suivre pour tous ceux qui refusent d’accepter le mal comme une fatalité.