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    OIF | L’axe Kinshasa-Brazzaville au cœur du destin francophone : DENIS SASSOU N’GUESSO ET FÉLIX-ANTOINE TSHISEKEDI SCELLENT LE SACRE DE JULIANA LUMUMBA

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    • Une synergie géostratégique transfrontalière ou le patronage décisif des présidents de deux Congo pour une Francophonie des peuples !

    L’annonce de la candidature de Juliana Lumumba au poste prestigieux de secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) ne constitue pas une simple péripétie électorale, mais s’érige en véritable manifeste d’une diplomatie offensive et de reconquête, magistralement orchestrée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi.

    Dans cette architecture de puissance, la mission itinérante dépêchée à Brazzaville auprès du Président Denis Sassou N’Guesso, doyen de la sagesse diplomatique en Afrique Centrale, revêt une dimension hautement symbolique et pragmatique.

    En sollicitant l’onction de l’homme d’État brazzavillois, Kinshasa ne cherche pas seulement un parrainage de circonstance, mais scelle un pacte de solidarité entre les deux capitales les plus proches du monde. Cette convergence de vues entre les deux chefs d’État souligne une volonté commune de rééquilibrer les centres de gravité du multilatéralisme francophone.

    Il s’agit désormais d’imposer la voix de l’Afrique Centrale, berceau démographique et poumon linguistique de l’espace de langue française, comme le pivot incontournable de la gouvernance de l’OIF, mettant ainsi fin à une ère de marginalisation relative au profit d’une influence régionale retrouvée et assumée.

    LE POIDS D’UN HÉRITAGE HISTORIQUE ET L’EXPÉRIENCE INSTITUTIONNELLE – JULIANA LUMUMBA, L’ICÔNE D’UNE AFRIQUE SOUVERAINE ET RAYONNANTE

    Le choix de Juliana Lumumba transcende les clivages partisans pour s’ancrer dans la profondeur de la mémoire collective panafricaine.

    Fille de l’immortel Patrice-Emery Lumumba, elle porte en elle les gènes d’une dignité réaffirmée et d’un patriotisme qui résonne bien au-delà des frontières de la République démocratique du Congo. Cependant, sa candidature ne s’appuie pas uniquement sur la noblesse de son lignage ; elle repose sur un cursus honorum d’une densité exceptionnelle. Ancienne ministre de la Culture et de la Francophonie, sa maîtrise des arcanes institutionnels et sa connaissance chirurgicale des enjeux culturels mondiaux font d’elle la candidate de la compétence sereine

    En tant qu’ancienne directrice de la Culture à l’Union Africaine, elle dispose d’un réseau diplomatique tentaculaire capable de fédérer les suffrages de l’Afrique, mais aussi de l’Europe et de l’espace caribéen.

    Juliana Lumumba n’est pas seulement une candidate de substitution, elle est l’antithèse d’une Francophonie technocratique et désincarnée.

    Elle incarne la promesse d’une organisation qui renoue avec son essence première : la solidarité réelle entre les nations et la promotion de la diversité culturelle comme rempart contre l’uniformisation globale. Elle fait ainsi d’elle le trait d’union idéal entre le passé glorieux du panafricanisme et les défis du XXIᵉ siècle.

    VERS UN AFFRONTEMENT DE DOCTRINES GÉOPOLITIQUES – LE DUEL KINSHASA-KIGALI ET LE REPOSITIONNEMENT DE L’AFRIQUE CENTRALE DANS L’ESPACE MULTILATÉRAL

    L’irruption de cette candidature congolaise vient frontalement percuter le statu quo actuel, symbolisé par la volonté de reconduction de Louise Mushikiwabo.

    Ce face-à-face potentiel entre Kinshasa et Kigali, arbitré par le leadership éclairé de Denis Sassou N’Guesso et la détermination de Félix-Antoine Tshisekedi, déplace les lignes de fracture géopolitique vers le terrain de la légitimité éthique et de la représentativité réelle. Juliana Lumumba propose une rupture paradigmatique : transformer une OIF perçue comme une chambre d’écho institutionnelle en un véritable levier de développement pour la jeunesse et un instrument de résolution des crises. Dans un contexte où les tensions dans la région des Grands Lacs influencent lourdement les équilibres diplomatiques, la candidature de Mme Lumumba agit comme un test de crédibilité pour l’organisation.

    La RDC, premier pays francophone au monde par sa population, revendique légitimement la direction d’une famille dont elle assure la pérennité linguistique. En définitive, porter Juliana Lumumba au sommet de la Francophonie, c’est choisir la voie de l’apaisement, de l’inclusion et d’une influence africaine authentique, capable de transformer l’OIF en un acteur majeur de la régulation mondiale, loin des rivalités de voisinage et résolument tournée vers l’émergence d’un nouvel ordre francophone plus juste et équilibré.

    David MUTEBA KADIMA et Jean-Louis KOMBO

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