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    Les dernières élections organisées par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) en République Démocratique du Congo le 20/12/2023 : Cause des messages tribaux sur les réseaux sociaux congolais

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    DESCRIPTION DE LA SITUATION

    La République Démocratique du Congo (RDC) est un pays d’Afrique centrale, situé au cœur du continent. Avec une superficie de plus de 2,3 millions de kilomètres carrés, c’est le deuxième plus grand pays d’Afrique et le onzième au monde. La RDC partage ses frontières avec neuf pays, ce qui en fait un carrefour géographique et culturel important.

    La RDC est riche en ressources naturelles, notamment des minéraux tels que le cobalt, le cuivre, le diamant, l’or et le coltan. Ces ressources ont joué un rôle majeur dans l’histoire du pays, mais ont également été une source de conflits et de controverses. Malgré cette richesse, une grande partie de la population congolaise vit dans la pauvreté, et le pays est confronté à de nombreux défis économiques et sociaux.

    Accès à Internet :

    En 2011, en République Démocratique du Congo (RDC), moins de sept cents mille Congolais

    Avait accès à Internet sur une population d’environ soixante-dix millions d’habitants, soit moins de 1 % de la population. 

    Ces statistiques ont été fournies à Radio Okapi par une source officielle sous couvert d’anonymat. Selon elle, le taux de pénétration d’Internet en RDC était très faible et s’élevait à 0,87 % en 2011.

    En 2018, la population n’avait toujours pas un accès suffisant au web et aux réseaux sociaux. Près de vingt jours après les élections générales, le gouvernement congolais a bloqué l’accès à

    l’Internet mobile dans tout le pays via les opérateurs mobiles afin, selon eux, d’éviter la divulgation de certaines informations officielles. Cette situation a ralenti les échanges commerciaux ; par exemple, Internet permet l’e-commerce ou le commerce à distance, grâce auquel les ventes et les achats se font via le réseau, générant des gains de temps et d’argent.

    Situation politique : Tensions et résultats électoraux

    La situation politique en République Démocratique du Congo (RDC) était marquée par de fortes tensions tribales entre les communautés katangaises et kasaïenne. Cette tension a été exacerbée par la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 20 décembre 2023, qui ont placé le président sortant, Félix Tshisekedi, originaire du Kasaï, en tête.

    Les résultats du scrutin

    Le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Denis Kadima, a confirmé ce qui était prévisible depuis plusieurs jours : Félix Tshisekedi a temporairement a remporté un second mandat.

    Félix Tshisekedi (Président sortant) : 73,34 % des voix (soit 13 215 366 votes).

    Moïse Katumbi : 18,08 %.

    Martin Fayulu : 5,33 %.

    Autres candidats : La plupart n’ont pas dépassé la barre des 1 %, y compris le prix Nobel Denis Mukwege,

    Contestations et climat social

    Les résultats provisoires de l’élection présidentielle ont été contestés par plusieurs candidats, dont Martin Fayulu. Ce dernier a accusé le gouvernement de fraude électorale, qualifiant ces élections de simulacre et appelant à des manifestations de protestation.

    En 2023, nous assistions chaque jour à des discours haineux à travers les réseaux sociauxdiffusées par des extrémistes katangais et kasaïens, notamment.

    Conclusion :

    Vers un Pacte Numérique pour la Paix Sociale

    En République Démocratique du Congo, la période post-électorale ne doit plus être le catalyseur d’une fracture identitaire exacerbée par les algorithmes. Si les réseaux sociaux sont devenus le nouveau champ de bataille des opinions, ils ne peuvent devenir le tombeau de l’unité nationale. 

    L’enjeu des scrutins à venir dépasse la simple proclamation des résultats : il s’agit de prouver que la démocratie congolaise est capable de digérer ses contradictions sans sombrer dans la haine tribale. 

    La stabilité du pays dépend désormais de la capacité du gouvernement à transformer l’espace numérique, d’une zone de non-droit en un espace de

    citoyenneté responsable.

    Ainsi pour prévenir l’instrumentalisation des résultats électoraux et endiguer les discours de

    haine, le gouvernement devrait articuler son action autour de quatre piliers majeurs :

    1. Renforcement du Cadre Juridique et Opérationnel

    Application rigoureuse du Code du Numérique : Activer les dispositions pénales contre l’incitation à la haine raciale et tribale en ligne, tout en garantissant le respect de la liberté d’expression légitime.

    Création d’une Unité de Veille Cyber-Citoyenne : Mettre en place, sous l’égide du CSAC ( Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication) et de la police scientifique, une cellule de surveillance en temps réel capable d’identifier les “fermes à trolls” et les comptes coordonnés diffusant des messages haineux.

    1. Partenariat avec les Plateformes Numériques (Big Tech)

    Protocoles d’Urgence Électorale : Signer des accords avec Meta (Facebook/WhatsApp), X et TikTok pour exiger une modération accrue en langues locales (Lingala, Swahili, Tshiluba, Kikongo) durant la période critique des résultats.

    Signalement Prioritaire : Établir un canal de communication direct entre la société civile, les

    organes de régulation et les plateformes pour obtenir le retrait immédiat des contenus appelant à la violence ethnique.

    1. Stratégie de Transparence Informationnelle

    Occupation Proactive du Cyberespace : Le gouvernement et la CENI doivent saturer l’espace

    numérique d’informations factuelles, de pédagogie électorale et de messages de paix pour ne pas laisser de vide informationnel que les “marchands de haine” pourraient y remédier.

    Certification des Faits (Fact-checking) : Soutenir financièrement et techniquement les initiatives indépendantes de lutte contre la désinformation pour débusquer les faux résultats et les montages incendiaires.

    1. Éducation et Mobilisation Sociale

    Campagne Nationale “Ma Tribu, c’est le Congo” : Lancer une vaste offensive de communication institutionnelle sur les réseaux sociaux, utilisant des influenceurs et des leaders d’opinion de toutes les provinces pour promouvoir la tolérance.

    Responsabilisation des Acteurs Politiques : Imposer une “Charte de Bonne Conduite Numérique aux candidats. 

    Tout candidat dont les plateformes officielles ou les

    communicateurs attitrés relayent des messages tribaux devrait s’exposer à des sanctions

    d’éligibilité ou des amendes lourdes.

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